Pensées buissonnières

16 février 2018

Nouvelles vagues

Lorsque les moyens d’information ne sont pas suffisants pour mettre au jour les faits avec précision, dans les temps anciens chez nous ou encore actuellement dans les pays pauvres, des vagues de rumeurs submergent les esprits. Les émotions déclenchées par ces déferlantes sèment le discrédit sur leur passage. Elles peuvent aller jusqu’à susciter des lynchages et des massacres.

Dans le monde moderne, celui du progrès technique, la concurrence entre les médias et les réseaux sociaux favorise le déferlement des rumeurs à une échelle incomparablement plus nocive que celle des rumeurs d’antan. La justice est bien seule et bien isolée pour faire barrage à ce flot d’irrationnel.

Posté par Christian Pastre à 17:16 - Commentaires [0] - Permalien [#]

09 février 2018

Au bal des ego

La médiamanie multiplie les occasions offertes aux ego de compenser leur insignifiance. L’avocat se fait un nom en salissant à grand bruit la victime, le timide vitupère contre le pour sur la toile, le politique s’oppose à grand fracas, en tonitruant aussi bruyamment qu’il approuvait hier et qu’il encensera demain.

Les ego, prêts à tout pour jouir de l’éclairage fugitif d’un moment de notoriété, se servent de la cause qu’ils croient servir pour se presser au devant de la scène, sur la photo, en haut de l’affiche, dans le poste, au centre de l’écran.

C’est la pulsion de vie qui s’exacerbe, le désir qui fait entendre ses éclats de voix amplifiés par les ondes et les circuits électriques.

De grâce parents, amis, amants, voisins, prêtez plus d’attention à vos proches !  Qu’ils trouvent un autre moyen pour s’affirmer que de nous assourdir !

C’est un ego qui vous le dit.

Posté par Christian Pastre à 12:04 - Commentaires [0] - Permalien [#]
06 février 2018

Amour vrai

Pascal prétend que nous n’aimons que des qualités secondaires, pas l’essentiel de l’être aimé. L’amour véritable n’irait qu’à Dieu. Enlevons Dieu qui n’a pas besoin de notre amour, il nous reste une lumière vacillante qui éclaire et réchauffe un autrui changeant. Comme un reflet de lumière divine ?

Posté par Christian Pastre à 09:09 - Commentaires [0] - Permalien [#]
02 février 2018

Du calme !

Ce matin, dans la pâleur bleue du jour naissant, la lune s’attarde. Elle n’a cure de l’information continue, de la frénésie des réseaux sociaux, de la bousculade des fake news. Elle semble nous dire : je suis née il y a bien longtemps et quand je mourrai, vous aurez disparu depuis des  millions d’années…

Posté par Christian Pastre à 08:51 - Commentaires [0] - Permalien [#]
30 janvier 2018

Quand viendra l’heure

J’aimerais que la mort vienne me chercher dans mon lit, en marchant sur la pointe des pieds pour ne pas me réveiller.

Posté par Christian Pastre à 09:11 - Commentaires [0] - Permalien [#]

25 janvier 2018

Humain trop humain

Les productions des hommes sont admirables mais quel asservissement devons-nous accepter pour en jouir ?

 

Posté par Christian Pastre à 09:21 - Commentaires [0] - Permalien [#]
18 janvier 2018

Déclaration de paix

Mes amis et moi ne sommes pas des violeurs ni des agresseurs de femmes. Nous ne nous frottons pas à elles contre leur gré dans les transports en commun. Nous sommes plutôt du genre à passer à côté d’une relation pour n’avoir pas su interpréter les signes d’encouragement qui nous étaient adressés. Nous condamnons absolument les actes des agresseurs de femmes. C’est la raison pour laquelle nous nous sentons blessés quand nous entendons des femmes généraliser et jeter le soupçon sur le genre masculin en général.

Mes amis et moi appelons nos sœurs en humanité, elles qui nous demandent de ne plus employer le mot homme pour désigner l’humain en général, à préciser quand elles parlent d’une catégorie d’hommes dominateurs, machistes, sexistes, violeurs, forceurs, frotteurs.

Généraliser des traits particuliers à l’ensemble d’une « race » est condamné à juste titre comme du racisme ; généraliser des comportements déviants à l’ensemble d’un genre doit être réprouvé à titre de sexisme. Le mieux serait, peut-être, de désigner les hommes incriminés par le terme d’abuseurs.

Mes amis et moi nous écrions : pas de guerre des sexes ! Solidarité hommes et femmes contre les agresseurs, les abuseurs, les exploiteurs de femmes, oui ! Mais de grâce, pas de guerre entre les sexes ! Fraternité, amitié, séduction, complicité, partage, sourires, adhésion, plaisir, paroles, accroissement mutuel, clins d’œil, caresses, baisers, jouissance, éclats de rires, amour entre les sexes !

Posté par Christian Pastre à 09:11 - Commentaires [0] - Permalien [#]
15 janvier 2018

Lucidité

Une femme, en essuyant ses larmes, lors d’un enterrement :

- Le pauvre, il a été vite parti. 

Sa voisine, en se mouchant :

- Il a toujours été peu de chose.

Un témoin de la scène, en relevant son col :

- C’est rien de le dire.

Les trois, en cœur :

- Pauvres de nous !

Posté par Christian Pastre à 16:54 - Commentaires [0] - Permalien [#]
06 janvier 2018

Circulez, y a rien à voir !

Obsédé par son avenir, il passa à côté de sa vie sans savoir qu’il ne possédait qu’elle. Quand il s’en aperçut, il ne put que se retourner pour constater qu’elle était déjà loin.

Posté par Christian Pastre à 08:56 - Commentaires [0] - Permalien [#]
02 janvier 2018

Cause première

Si Dieu a créé le monde, qui a tiré Dieu du néant ?

Posté par Christian Pastre à 16:17 - Commentaires [0] - Permalien [#]