Quand la nature soupire d’aise

A l’abri de revêches buissons,

Des asperges dardent sauvagement leur tige gorgée de sève.

Elan de joie au-delà des piqûres de l’existence.

Irrésistible poussée, de l’hiver sombre à la lumière.

 

Alentour, sans souci de pudeur,

Des milliers d’êtres en feuilles et en bois

Proposent leur intimité apprêtée

Au désir bourdonnant des insectes à rayures.